Africa, Water Resources Management, Senegal

L’aide par projet est fréquemment accusée d’instrumentaliser ou de contourner les institutions locales. Des interventions plus récentes essaient de mieux concevoir et gérer leurs modes d’insertion locale et leurs rapports aux institutions. Elles s’inscrivent dans des rapports plus ou moins structurés et négociés avec les institutions publiques et collectives. En fonction de leur mode d’insertion dans ces espaces sociopolitiques et politico-administratifs, elles ont des impacts variés sur les dynamiques locales, sur les compétences des institutions locales et sur leurs modes de relations.
À travers l’exemple d’un programme d’accès à l’eau potable en milieu rural au nord-est du Sénégal, Alizés Sénégal, cette étude se propose de montrer comment cette insertion institutionnelle a été négociée, quels en sont les effets sur les dynamiques politiques et institutionnelles de différentes échelles dans lesquelles s’est inscrit le projet, et les limites.
Ce texte est issu d’une étude socio-anthropologique menée au sein du programme Alizés. Il ne s’agit pas ici de discuter les résultats du projet : l’objectif d’accès à l’eau potable peut être considéré comme atteint ; des associations existent pour gérer le service fourni, notamment à travers la vente de l’eau permettant la maintenance des ouvrages. L’objet envisagé ici est plutôt l’analyse de la réception des méthodes d’appui institutionnel par les acteurs locaux, et la façon dont ceux-ci conditionnent l’application de ces méthodes.
Cette étude a été réalisée à la demande du Gret dans le cadre du Master professionnel « Anthropologie et métiers du développement durable » de l’Université de Provence, coordonné par Jacky Bouju (http://www.mmsh.univ-aix.fr/anthropologie/d_masterpro/
Master.professionnel.html).

Link: http://www.gret.org/ressource/pdf/07894.pdf
Added by View user profileLebret MC on December 6, 2007